
Un calendrier de l’Avent pas comme les autres : chaque jour, découvrez nos professeurs.
Dès janvier, réservez votre place !
La mise en place du Calendrier : ordre classique, jazz, modern, prof de notre ville, invité, accompagnateur et on reprends du début

CLASSIQUE
DANSEUR ETOILE, CHOREGRAPHE ET PÉDAGOGUE
Jean‑Guillaume Bart incarne l’excellence de l’école française de danse. Entré à l’École de danse de l’Opéra de Paris en 1983, il rejoint le corps de ballet à seulement seize ans et gravit rapidement les échelons : coryphée en 1989, sujet en 1991, puis premier danseur en 1996. Reconnu pour sa technique solide et son style noble et épuré, il se voit confier les grands rôles du répertoire classique et néo‑classique. Le 5 janvier 2000, à l’issue d’une représentation de La Belle au bois dormant de Rudolf Noureev, il est nommé danseur étoile du Ballet de l’Opéra national de Paris.
Sa carrière l’amène à interpréter les chefs‑d’œuvre du répertoire : La Bayadère, Raymonda, Casse‑Noisette, Don Quichotte, Giselle, Roméo et Juliette, mais aussi les ballets de Balanchine, Robbins, Forsythe, Béjart ou Neumeier. Il participe à de nombreuses créations contemporaines, telles que Stepping Stones de Jiří Kylián, Wuthering Heights de Kader Belarbi ou La Petite danseuse de Degas de Patrice Bart. Son art, empreint de musicalité et de pureté, fait de lui l’un des héritiers les plus marquants de la tradition française.
En 2008, il met fin à sa carrière de danseur pour se consacrer à la pédagogie. Professeur du Ballet de l’Opéra de Paris, il transmet le répertoire et forme les nouvelles générations. Il est également invité dans les plus grandes institutions internationales, de la Scala de Milan au Tokyo Ballet, du Théâtre Mikhailovsky de Saint‑Pétersbourg au Théâtre Colón de Buenos Aires, affirmant son rôle de passeur et de pédagogue.
Parallèlement, Jean‑Guillaume Bart développe une œuvre chorégraphique fidèle au vocabulaire classique et néo‑classique, qu’il enrichit de sa propre vision musicale. Dès 1997, il signe Alla Fuga à l’Amphithéâtre Bastille, puis Péchés de Jeunesse (2000), récompensé par le prix Charles Oulmont. Suivent Le Diable à quatre (2001), Javotte (2003), Bergamasques (2006), ainsi que de grandes productions comme Le Corsaire (Théâtre Fédéral d’Iekaterinbourg, 2007), La Source (Palais Garnier, 2011) ou Lalo Celebration (Tanz Akademie de Zurich, 2014). Son travail témoigne d’une volonté constante de préserver et de renouveler l’héritage chorégraphique.
Son parcours est couronné de nombreuses distinctions : Prix Benois de la danse en 2000, Prix Charles Oulmont en 2001, nomination comme Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2005. Avec Olivia Wély, il devient également triple Champion de France de danse historique (2015, 2016, 2017). Ces récompenses soulignent la richesse et la diversité de son engagement artistique.
Jean‑Guillaume Bart incarne aujourd’hui la continuité vivante de l’école française, entre tradition et création. Danseur étoile, pédagogue et chorégraphe, il transmet aux générations futures l’exigence, la musicalité et la noblesse qui font la grandeur du ballet.

MODERN JAZZ
Danseur, Chorégraphe et Pédagogue
Chorégraphe de la nouvelle vague, Bruno Collinet puise son originalité dans son grand sens de la mise en scène, aussi bien chorégraphique que technique. De formation classique, modern’jazz et contemporaine, il s’enrichit des techniques du son, de la lumière, des costumes et de la musique. Professeur de renommée internationale, il fait évoluer et connaître son style singulier à travers diverses compagnies en Israël, en Italie, en Suède, en Norvège, au Sénégal, en Asie et sur les continents américains.
En 1994, il fonde sa propre compagnie Les Espaces Inquiets et crée de nombreuses chorégraphies pour les Hivernales d’Avignon et les Estivales Studio Harmonic au théâtre des Bouffes du Nord. Lié à l’art du théâtre depuis ses débuts, il collabore avec plusieurs metteurs en scène tels que James Thor, Jacques Dombrowski et Marjorie Nakache. Il dirige également les chorégraphies de nombreuses revues de music-hall.
Par ailleurs, il assiste pour des shows télévisés Line Renaud, Clémentine Célarié, Pauline Esther, Else, Brigitte Lahaie, Philippe Léotard, et chorégraphie pour la télévision italienne et espagnole les spectacles de Rafaella Cara. Son parcours éclectique et riche le mène naturellement vers la comédie musicale, où il signe les chorégraphies de De Fred Astaire à nos jours et Piaf je t’aime avec Nathalie Cerda au Cirque d’Hiver. Intéressé par toutes les formes de spectacles, il tire profit de ses expériences multiples et de la synthèse de ses réflexions de danseur, professeur, chorégraphe mais aussi spectateur.
Son cours repose sur des éléments fondamentaux : le poids du corps, le contact au sol, la kinésphère et le relâché articulaire. Ses exercices composés amènent à une restructuration musculaire, à un placement de base efficace et solide qui permet l’exécution naturelle de la difficulté. À travers ses variations, il propose un travail spécifique sur les mouvements du haut du corps dans le déséquilibre, sur les cassures d’énergie et sur l’écoute musicale. « Il existe une intelligence du corps, une logique articulaire et musculaire, celles-ci permettant une progression rapide et efficace. »
Impossible de concevoir cette rencontre sans sa présence : tant de professeurs ont pu profitent de ses enseignements lors des grands stages de danse en France et ailleurs, et son apport à la danse reste aujourd’hui incontournable.

HORTON
FERNANDO CARRILLO
Danseur, Chorégraphe et Pédagogue
Originaire de New York, Fernando Carrillo s’est formé à The Ailey School et a obtenu un Master of Fine Arts en danse à Hollins University. Interprète polyvalent, il a dansé avec Ailey II, Ballet Hispánico of New York (AGMA), dans la comédie musicale The Lion King (Actors’ Equity), ainsi que pour Royal Caribbean Cruise Lines. Il a collaboré avec Hinton Battle dans Louis (SAG‑AFTRA) et s’est produit au Carnegie Hall aux côtés de la soprano Jessye Norman. Il a également interprété le solo Ready de la pièce Revelations d’Alvin Ailey pour Alicia Alonso, lors du 40e anniversaire de la Compañía de Ballet de Cuba.
En tant que pédagogue, Fernando Carrillo est aujourd’hui membre du corps professoral de la University of North Carolina, School of the Arts. Il a enseigné dans de prestigieuses institutions telles que Butler University, Marymount Manhattan College, Adelphi University, University of Iowa, NYU CAP21 Musical Theatre Department, The Juilliard School, Kirov Academy of Ballet, JKO School à l’American Ballet Theatre, Joffrey Ballet School, Feijoo Ballet School, STEPS on Broadway et Peridance Center.
Membre de l’AGMA, de l’Actors’ Equity Association et du SAG‑AFTRA, Fernando Carrillo incarne une figure internationale de la danse, alliant excellence artistique et transmission pédagogique.
Notre association a eu la chance de participer à ses cours chez Alvin Ailey lors du premier voyage organisé avec nos élèves en 2019. Complètement envoûtés par son enseignement et son charisme, nous avons planifié avec lui des cours privés lors de notre deuxième voyage en 2025. Nous sommes aujourd’hui ravis de l’accueillir en France, à la Rencontre Internationale de Danses d’Angers, où il partagera avec les nouvelles générations un savoir unique, nourri par une carrière riche et diversifiée.

CLASSIQUE
MELANIE PIEDSNOIRS
Proffesseur invitée de notre ville
Danseuse, Chorégraphe et Professeure
Mélanie découvre la danse dès son plus jeune âge au Lude, auprès de Delphine Letort, professeure diplômée d’État. Elle débute dans deux disciplines, le modern’jazz et le classique, et poursuit sa formation au Conservatoire d’Angers où elle obtient son Certificat d’Études Chorégraphiques avec les félicitations du jury. Elle complète ensuite son cursus au Conservatoire de Nantes en danse classique et jazz.
Après l’obtention de l’EAT Jazz, elle intègre le Pont Supérieur et se forme auprès de grands pédagogues tels que Daniel Housset et Patricia Karagozian. Elle y obtient en 2017 son Diplôme d’État de professeur de danse jazz. Soucieuse d’élargir ses compétences, elle poursuit sa formation à l’Institut Supérieur des Arts de Toulouse, où elle obtient également le Diplôme d’État de professeur de danse classique, sous la tutelle de Barbara Schwartz, Christine Suzanna et Anne Frenois. Parallèlement, elle valide une licence « Danse, Pédagogie, Interprétation », ouvrant son champ de connaissances aux différents arts du spectacle vivant.
Mélanie débute son enseignement au Conservatoire de Nantes, au Conservatoire de Châteaubriant et au Studio de la danse à Nantes. Elle dispense également les Entraînements Réguliers du Danseur au Pont Supérieur et enseigne la danse jazz au Studio Fontaine et à Danses & Corps à Saumur. En parallèle, elle enrichit son expérience en tant que danseuse professionnelle au sein du parc international du Puy du Fou.
Toujours en quête d’approfondissement, elle participe régulièrement à des stages et formations à l’étranger, notamment aux États-Unis, ainsi qu’à des stages pédagogiques à l’École de danse de l’Opéra de Paris. Elle s’est également formée à la méthode Progressing Ballet Technique (PBT), afin de diversifier et perfectionner son approche pédagogique.
En 2022, Mélanie se rapproche de notre ville et commence à enseigner à l’École de danse de Trélazé. Par la suite, elle fonde son école de danse à Bouchemaine (Maine-et-Loire) et, en parallèle, elle enseigne également au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Angers. Invitée à la Rencontre Internationale de Danses d’Angers, elle poursuit ainsi un lien déjà établi avec l’ancien Stage International d’Angers.
Son parcours riche et exigeant, nourri par la passion et la transmission, constitue une source d’inspiration précieuse pour les nouvelles générations de danseurs.

INVITEE D’HONNEUR
NICOLE GUITTON
Marraine de la Rencontre
Danseuse, Chorégraphe et Pégagogue
Plus de cinquante ans de carrière… Du grec paidogôgia, « conduire les enfants sur le chemin de la connaissance ». La pédagogie est la science de l’éducation, mais elle ne peut être ni exacte ni figée. Elle exige réflexion, partis pris, contradictions, ruptures, sans pour autant occulter les méthodes anciennes. La pédagogie est un jeu, avec ses risques – « perdre ou gagner » – mais elle doit surtout être le moteur de l’envie d’apprendre.
Après avoir terminé sa formation de ballet à l’Opéra de Paris à l’âge de 17 ans, Nicole Guitton rejoint le Ballet du Rhin (Opéra de Strasbourg), puis plusieurs compagnies de ballet à Paris. Elle perfectionne ses compétences en jazz contemporain auprès de Caroline Carlson, Peter Goss, Gene Robinson, Valérie Camille et Victor Upshaw, dont elle devient l’assistante et la soliste.
Sa carrière aux multiples facettes l’amène à jouer dans des films avec Claude Lelouch, Henri Verneuil, René Clément, Jacques Tati, ainsi que dans de nombreuses émissions de télévision et productions théâtrales, chantant et se produisant sur scène.
À 28 ans, elle se tourne vers la chorégraphie pour le théâtre, la télévision et le spectacle, et dirige la mise en scène de plusieurs productions. De 1974 à 1980, elle est chorégraphe et directrice de deux compagnies de danse : Le Ballet Groupe 18 et Jazz-Danse Compagnie. Professeure de danse agréée (option jazz), elle enseigne des cours ouverts à Paris avant d’être nommée au Conservatoire de Garches, où elle restera 18 ans. Invitée dans de nombreux ateliers en France et à l’étranger, elle forme également des professeurs de danse dans plusieurs centres spécialisés.
De 1988 à 1998, elle dirige le Jeune Ballet Jazz Français (JBJF), chorégraphiant de nombreux ballets dont West Side Story et La Belle Africaine. Membre de la Société des Auteurs (SACD) et représentante du ministère de la Culture, elle participe à de nombreux panels et elle a créée une des variations pour l’EAT danse jazz.
Invitée d’honneur à la Rencontre Internationale de Danses d’Angers, Nicole Guitton incarne une mémoire vivante et une figure d’autorité de la danse jazz française. Elle a participé pendant plus de quarante ans à l’ancien Stage International de Danse d’Angers. Marraine de notre association, ainsi que de l’école de danse Petit Pas en Normandie et de Les Sables Danse en Vendée, elle continue de partager son savoir avec nos élèves. Sa fidélité et son engagement témoignent d’une passion intacte et d’un désir constant de transmettre.

DEBORAH SHANNON DIOUF
Née à Brooklyn (NY, USA), Déborah Shannon Diouf a suivi un parcours peu commun. Pendant ses études de musique classique à Queens College of the City University of New York (B.A. magna cum laude), elle découvre la danse contemporaine en tant que danseuse amateur, une expérience qui l’emporte dans une aventure artistique et humaine qui l’inspire encore aujourd’hui.
Sa force réside dans sa capacité à créer des univers sonores uniques et, surtout, à « danser » avec les danseurs. Elle encourage ses élèves à jouer comme s’ils étaient eux-mêmes danseurs, afin de trouver leur propre voix musicale.
Guidée par l’ethnicité et la diversité des cultures, elle découvre la danse et la musique africaines auprès de Germaine Acogny et Arona N’Diaye en 1987, puis part en Afrique pour apprendre le balafon et le djembé au Conservatoire National de Dakar. Pendant six ans, elle se produit en groupe, en solo ou en duo avec une danseuse, développant une combinaison singulière : jouer le djembé simultanément avec le piano.
Elle poursuit des études de jazz à New York, participe aux sessions intensives d’été à Berklee College of Music (1990 et 1991), à l’Eastman School of Music (avec Bill Dobbins en 1992), puis au C.I.M. à Paris (1993‑1996). Plus récemment, elle s’ouvre à la musique indienne : tabla avec John Boswell et flûte bansuri avec Harsh Warden depuis 2011. Toutes ces influences nourrissent son univers sonore, qu’elle met au service de la danse.
Depuis ses débuts dans les studios new-yorkais en 1974 (HB Studio, NewDance Group, NYU, Puerto Rican Dance Theater…), elle a travaillé de la Californie au Canada, de l’Écosse à Dakar, en passant par la Hollande, la France, l’Italie et l’Allemagne.
À Paris, elle accompagne Peter Goss depuis 1981, ainsi que le CRR, le DNSP Jazz du PSPBB, le CND (formations DE et CA), et le CNSMDP depuis 1998, où elle enseigne également l’initiation à l’accompagnement chorégraphique en danse contemporaine depuis 2007, avant d’être nommée professeur de cursus en 2012.
Comme pédagogue, elle s’appuie sur les principes dalcroziens (Certificat de Formation Continue à Genève en 2005) pour aider ses élèves musiciens à ressentir le mouvement corporel. Aujourd’hui, elle réalise les arrangements musicaux pour le spectacle L’étonnant Noël de Monsieur Scrooge au Théâtre La Scène Parisienne.
Son lien avec Dansarte est né lors du Stage International de Danse d’Angers, où elle accompagnait M. Agésilas. Dès que nous l’avons entendue jouer, nous avons reconnu une sensibilité rare, capable de faire vibrer la danse par la musique. Depuis 2017, nous avons créé ensemble plusieurs œuvres qui sont au cœur de notre école de danse. Une chance pour nous de bénéficier de cours accompagnés et de créations sur mesure.
Prochainement, Déborah débutera à Angers des modules de formation pour les accompagnateurs, ouvrant une nouvelle étape dans la transmission de son savoir.

LAURA HECQUET
Laura Hecquet découvre la danse à l’âge de six ans dans le cours de Bernadette Renou. En 1994, elle rejoint le Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris où elle se forme pendant six années avant d’intégrer, en 2000, l’École de danse de l’Opéra national de Paris. Elle appartient à la même promotion que Mathilde Froustey.
En 2002, à 18 ans, elle est engagée dans le corps de ballet de l’Opéra de Paris. Promue coryphée en 2004 puis sujet en 2005, elle remporte en 2006 le Prix du Cercle Carpeaux et le Prix de l’AROP. Elle s’impose dans des rôles majeurs du répertoire classique : Gamzatti dans La Bayadère, Myrtha dans Giselle, Clémence dans Raymonda, la Reine des dryades dans Don Quichotte, le rôle-titre de La Belle au bois dormant et Odette/Odile dans Le Lac des cygnes de Rudolf Noureev. Elle participe également à des créations contemporaines, telles que Genus de Wayne McGregor en 2007 et La Source de Jean-Guillaume Bart en 2011.
Elle bénéficie dès 2012 du soutien d’Agnès Letestu, danseuse étoile, qui l’accompagne dans ses préparations et ses rôles de soliste. Elle se distingue dans La Belle au bois dormant en 2013 et Paquita en 2014. En décembre 2014, elle remporte le concours interne en dansant la variation de l’Automne des Quatre Saisons de Jerome Robbins, ce qui lui vaut d’être promue première danseuse.
Le 23 mars 2015, à l’issue d’une représentation du Lac des cygnes de Noureev, Benjamin Millepied, alors directeur de la danse, la nomme étoile.
Le 10 octobre 2024, à l’âge de 40 ans, Laura Hecquet fait ses adieux lors du traditionnel défilé du Ballet de l’Opéra de Paris, concluant une carrière de plus de vingt ans marquée par l’exigence, la grâce et l’excellence au service du rayonnement de la danse française.
Aujourd’hui, professeur de danse au sein de l’association Dansarte, Laura Hecquet poursuit son engagement en transmettant aux nouvelles générations l’exigence, la passion et l’élégance qui ont marqué son parcours d’étoile.

LIONEL AMADOTE
Depuis de nombreuses années, Lionel Amadote transmet son énergie, sa sensibilité et son goût pour l’interprétation à ses élèves, aussi bien en France qu’à l’étranger.
Son cours s’appuie sur des éléments techniques solides issus de sa propre formation en danse classique et en jazz. La particularité de son enseignement est de construire des exercices en totale adéquation avec la musique, permettant au danseur de développer son sens artistique dès le travail de la barre. Les danseurs travaillent ensuite des déplacements dansés en diagonale, pour finir par une chorégraphie pouvant explorer différents styles (jazz contemporain, lyrique, afro, commercial, gospel…). Chaque chorégraphie se développe autour d’une thématique — musique à explorer, personnage à incarner, qualité de mouvement à travailler — dans l’optique d’une préparation à un véritable travail scénique.
Parallèlement à son activité pédagogique, Lionel développe un parcours chorégraphique riche et varié. Collaborateur de Géraldine Armstrong au sein de l’Armstrong Jazz Ballet, il participe également à des comédies musicales, des shows télévisés et des films. Chorégraphe demandé par des compagnies professionnelles, semi-professionnelles ou amateurs, il signe de nombreuses créations : Banlieue’s art, Dualité, Cross Road (co-chorégraphié avec Géraldine Armstrong), Ancestor’s Calling (co-chorégraphié avec Géraldine Armstrong et Georges Monboye) pour la Cie Armstrong Jazz Ballet, une dizaine de pièces pour sa propre compagnie Mouvements d’âmes, sans oublier une dizaine de pièces pour le Jeune Ballet de Picardie, des créations pour le Jeune Ballet Corse, ainsi que plusieurs tableaux pour une revue dans un cabaret à Lille, des clips vidéo et des commandes pour la télévision.
Pendant la pandémie, Lionel intègre l’équipe de Dansarte. Son énergie et la richesse de son cours offrent alors aux élèves angevins un souffle essentiel : une manière pour eux de rester connectés à la danse, de préserver leur motivation et de continuer à progresser malgré les contraintes. Et depuis, il poursuit son enseignement avec la même passion, inscrivant son travail dans la durée et dans le cœur de notre communauté.

ROBERT SWINSTON
Danseur, pédagogue et chorégraphe américain, Robert Swinston est reconnu comme l’un des grands héritiers de Merce Cunningham.
Il débute sa carrière en 1972 comme stagiaire dans la compagnie de Martha Graham, puis rejoint successivement le Kazuko Hirabayashi Dance Theatre (1972‑1982) et la José Limón Dance Company (1978‑1980). En 1980, il intègre la Merce Cunningham Dance Company, dont il devient l’un des interprètes majeurs. En 1992, il est nommé assistant de Merce Cunningham et demeure un collaborateur essentiel du chorégraphe jusqu’en 2009. Après le décès de Cunningham, il assure la direction des chorégraphies de la compagnie (2010‑2011) et devient membre du Merce Cunningham Trust en 2012, poursuivant la transmission et la réadaptation du répertoire.
Son expertise l’amène à collaborer avec de grandes compagnies internationales telles que le New York City Ballet, le Boston Ballet, le White Oak Dance Project, la Rambert Dance Company ou encore le Ballet de l’Opéra de Paris.
En 2013, Robert Swinston est nommé directeur artistique du Centre National de Danse Contemporaine (CNDC) à Angers, qu’il dirige jusqu’en 2020.
Depuis 2022, il a intégré l’équipe pédagogique de Dansarte, renforçant ainsi le rayonnement de l’association. Invité lors du dernier Stage International d’Angers en 2019, il a partagé son savoir unique et son expérience incomparable. Figure indispensable de la Rencontre Internationale de Danses d’Angers, il incarne la continuité vivante de l’œuvre de Merce Cunningham et la richesse de la transmission auprès des nouvelles générations.

KARINE ANDRÉ
Formée à l’École Internationale de Danse Rosella Hightower à Cannes, Karine obtient son Diplôme d’État de professeure de danse option Jazz auprès de Monika Saëz. Elle poursuit ensuite son perfectionnement avec le CQP AGEE délivré par la Fédération Sportive et Culturelle de France (IPSA Angers), ainsi qu’une Certification Pilates (Néophytes & Initiés) obtenue à l’Institut Pilates-Sensations (IPSA Angers). Elle complète son parcours par une Attestation Leaderfit’ en Pilates « femme enceinte et senior » à Nantes, affirmant ainsi son engagement à diversifier ses compétences et à offrir un enseignement adapté à tous les publics.
Toujours en quête d’enrichissement, Karine suit régulièrement des formations continues en France comme à l’étranger. Pour elle, il est essentiel de partager la danse à travers différents styles et de collaborer avec des professeurs de renommée nationale et internationale (CNDC Angers, Studio Harmonic à Paris, École Zig Zag à Nantes, Broadway Dance Center et Alvin Ailey American Dance Theater à New York). Son objectif est clair : offrir à ses élèves les meilleures clés pour progresser et leur transmettre les outils nécessaires afin qu’ils deviennent, à leur tour, des artistes ou des enseignants accomplis. Plusieurs de ses anciens élèves sont aujourd’hui des professionnels reconnus dans le monde de la danse.
Chorégraphe au Concours National de la Fédération de la danse (Premiers prix pour solos), danseuse au sein de la Compagnie Atuvera (danse contemporaine) et du spectacle La Traversée (Accordanse), participante aux Rencontres chorégraphiques Les Choréïades.
Son parcours riche et exigeant, nourri par la passion et la transmission, fait d’elle une figure incontournable de la scène angevine. Invitée à la Rencontre Internationale de Danses d’Angers, Karine poursuit ainsi un lien fort avec l’histoire de Dansarte et incarne, par son engagement, la volonté de transmettre la danse dans toute sa diversité et son excellence.
Depuis 1999, nous partageons avec Karine le même métier et la même passion. Dès la création de Dansarte, elle s’est imposée comme un élément clé, notamment grâce à son engagement dans le Carnaval d’Angers pendant plus de douze ans et sa participation à la création du ballet Pirates Caraïbes en 2005. Elle a également dansé sur Chicago et bien d’autres productions, marquant de son énergie et de son talent les grandes étapes de notre aventure artistique.

PHILIPPE ANOTA
Lauréat du 1er Prix du Conservatoire National Supérieur de Danse de Paris et du Concours international de Lausanne, Philippe Anota est engagé à l’Opéra de Paris avant de rejoindre des compagnies de renommée internationale telles que les Ballets du Rhin, l’Opéra de Bâle, les Ballets de Stuttgart, le Ballet Français de Nancy et les Ballets de Monte-Carlo.
Son parcours l’amène à travailler auprès de grands maîtres : Serge Lifar, Serge Golovine, Maurice Béjart, Yvette Chauviré, Rosella Hightower, Heinz Spoerli, John Neumeier, Hans van Manen, Gilbert Mayer, entre autres. Il se produit en tournée aux États-Unis, au Japon, en Russie, en Argentine, au Brésil, au Canada et dans la plupart des pays européens.
Partenaire de danseurs et danseuses d’exception – Sophie Marquet, Marcia Haydée, Isabelle Guérin, Jennifer Goubé, Françoise Legree, Cyril Atanassof, Éric Vu An, Fernando Bujones, Maximiliano Guerra, Patrick Dupond, Rudolf Noureev – il interprète les grands rôles du répertoire : Giselle, Roméo et Juliette, Coppélia, Cendrillon, La Fille mal gardée, Casse-Noisette, ainsi que de nombreuses créations et reprises.
Invité dans de multiples spectacles, festivals et événements, il danse sur les scènes des Opéras de Berne, Malmö, Marseille, Nice, des grands théâtres de Bordeaux, Limoges, Reims, Metz, du Ballet National du Portugal, ainsi qu’à l’UNESCO et au Festival Baroque de l’Opéra Royal du Château de Versailles.
Au cinéma, Philippe Anota incarne Serge Lifar dans Final ou L’ultime saut de Nijinsky, film nominé aux Césars 1991. Depuis 1989, il se présente régulièrement en artiste invité.
Dès l’ouverture de notre espace de danse, Philippe fut l’un de nos professeurs invités, prêt à partager avec tous nos élèves – quel que soit leur niveau – sa passion pour la danse classique. Nous ne pouvions imaginer cette Rencontre Internationale de Danses d’Angers sans la présence de celles et ceux qui nous ont permis d’évoluer et d’arriver jusqu’ici.
Critique extraite du magazine Les Saisons de la Danse : « On a rarement l’occasion d’admirer une telle harmonie, un tel dialogue entre deux danseurs… Tout est là, et surtout la passion, l’envie rivée au corps de danser. Ils proposent une danse humaine, subtile et fine, qui, sans ignorer la rigueur et les difficultés, touche à l’essentiel. »
